Cette tabatière était attribuée lors de la vente de 1985 à Michel de Lassus dont le poinçon est décrit dans Henri Nocq comme ‘MDL et une flamme’ (voir H. Nocq, Le Poinçon de Paris. Répertoire des Maîtres-Orfèvres de la Juridiction de Paris depuis le Moyen-Âge jusqu'à la Fin du XVIIIe siècle. Paris, 1928, Vol. 3, p. 35). L'examen du poinçon apposé sur cette boîte montre clairement comme différent un triangle qui nous permets d'identifier le premier poinçon d’Henri Delobel utilisé de 1748 jusqu'à 1756 et décrit par Henri Nocq comme ‘HDL’ et comme différent ‘un triangle’, clairement lisible sur cette tabatière (voir H. Nocq, 1928, vol. 2, p. 59).
Le poinçon de ses deux orfèvres a souvent été confondu sans doute parce que d’une part la première lettre du poinçon de Lassus est toujours mal définie, mais aussi parce qu'aucun de ses deux orfèvres n'a une histoire simple. Lassus est formé auprès de Louis Michelin, fabricant de tabatières dont il reprend l’atelier rue de Gesvres, à l'enseigne du "Louis d'or" et y reste tout sa vie. Pourtant son inventaire après décès révèle qu’il s’est surtout spécialisé dans la vaisselle mais aussi les couverts ainsi que des petits objets tels poignées de canne, dés à jouer et boîtiers de montre. Delobel commence sa carrière comme compagnon et gagne sa maitrise à l'Hospice de la Trinité en 1748 prenant comme premier poinçon HDL/triangle qui figure sur notre tabatière. Puis en 1756 il accède au titre de maitre à Paris et prends alors son deuxième poinçon décrit comme HDL bien que le procès-verbal n’indique pas le diffèrent qui ressemble une toupie. Ses œuvres mal identifiées avant 1756, sont pour cette deuxième période des tabatières souvent émaillées en plein et d'une très grande qualité d'exécution, le plaçant parmi les plus grands fabricants de tabatières.
相关文章
Sorry, we are unable to display this content. Please check your connection.