Cette peinture est à rapprocher de deux autres tableaux de Gervex (1852-1929), de sujets similaires et de la même période, mettant en avant les établissements mondains proches de Paris et en vogue au début du XXe siècle. La série comporte la peinture Une soirée au Pré Catelan (musée Carnavalet, Paris, inv. P2715) commandée en 1909 par Léopold Mourrier (1863-1923), propriétaire du lieu et restée célèbre par son portrait précis de la société mondaine de la Belle Époque – à très grande échelle (247 x 344 cm).
Notre peinture ne représente pas ce même endroit de fête, mais un autre, très proche dans le style et également situé au Bois de Boulogne : le pavillon d’Armenonville. Le musée Carnavalet possède une autre représentation de ce pavillon par Gervex, Armenonville, le soir du Grand Prix (inv. P2709). Exposée au Salon de 1905, la toile avait aussi été commandée à Gervex par Léopold Mourrier, également propriétaire de ce restaurant.
Les éléments présents dans notre peinture laissent à penser qu’elle représente bien ce même pavillon : on y retrouve les mêmes chaises, appliques, lampes et abat-jour rouges ainsi que les baies ouvrant sur la nuit. D’une taille plus réduite, plus intime que les deux autres peintures de ces grands lieux mondains, notre peinture témoigne d’une manière délicate de l’artiste et à cet égard, il est tout à fait significatif qu'elle provienne de la collection d'un artiste, le peintre Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934). S’il est délicat pour le regardeur contemporain d’identifier avec certitude les protagonistes d’alors, il semblerait que la jeune femme assise à gauche soit Madame Gervex elle-même, dont on reconnaît le fin profil.
Nous tenons à remercier Monsieur Jean-christophe Pralog-Gouvennec pour les informations contenues dans cette notice.
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